La Société canadienne d’ophtalmologie met en lumière les avancées dans la prise en charge de la DMLA à l’occasion du mois de sensibilisation
jeudi, février 5 2026 | 08 h 17 min | Nouvelles
La Société canadienne d’ophtalmologie (SCO) souligne le Mois de la sensibilisation à la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) en attirant l’attention sur les progrès réalisés dans les soins, l’évolution des technologies cliniques et les répercussions de la maladie sur les patients et la société canadienne.
La DMLA est une maladie oculaire évolutive dans laquelle des dommages à la macula entraînent une vision floue ou déformée. Elle se présente sous deux formes principales. La DMLA sèche évolue généralement lentement et résulte de l’accumulation de dépôts jaunâtres dans la macula, tandis que la DMLA humide peut provoquer une perte de vision rapide et sévère en raison de la croissance de vaisseaux sanguins anormaux entraînant des fuites de liquide ou de sang. Les principaux facteurs de risque incluent l’âge (50 ans et plus), le tabagisme, l’hypertension artérielle et les antécédents familiaux.
Selon la SCO, de nombreux patients atteints de DMLA ne présentent aucun symptôme aux premiers stades de la maladie. C’est pourquoi des examens de la vue réguliers sont recommandés chez les personnes de 50 ans et plus, particulièrement en présence de facteurs de risque. Une vision floue, des déformations lors de l’observation de lignes droites ou des difficultés à voir en faible luminosité constituent des signes avant-coureurs nécessitant une consultation auprès d’un professionnel des soins oculaires.
La prise en charge de la DMLA varie d’un patient à l’autre. Le traitement dépend du type et du stade de la maladie, ainsi que des besoins individuels et de la réponse au traitement. Dans certains cas, des changements aux habitudes de vie, des suppléments nutritionnels ou une surveillance étroite peuvent suffire, alors que d’autres patients nécessitent un traitement médical continu afin de ralentir la progression de la maladie. Le diagnostic précoce et le suivi régulier demeurent essentiels pour préserver la vision.
« La DMLA se manifeste différemment d’un patient à l’autre », explique Varun Chaudhary, professeur et chef du département d’ophtalmologie à l’Université McMaster et chef de l’ophtalmologie à St. Joseph’s Healthcare Hamilton et à Hamilton Health Sciences. « Aujourd’hui, nous disposons de plus d’outils et d’options thérapeutiques que jamais auparavant, ce qui nous permet d’imager la maladie avec précision, d’en suivre l’évolution et d’intervenir plus tôt afin de réduire la perte de vision. »
Les avancées récentes en matière de médicaments et de technologies contribuent également à améliorer la prise en charge de la DMLA. Pour la DMLA humide, de nouveaux médicaments de deuxième génération permettent un contrôle durable de la maladie avec des traitements moins fréquents. Pour la DMLA sèche, des traitements novateurs ont reçu une autorisation aux États-Unis et sont actuellement à l’étude par les autorités réglementaires canadiennes. Par ailleurs, de nouvelles modalités d’imagerie offrent une meilleure détection précoce et un suivi plus précis, favorisant des interventions plus rapides et adaptées.
Au-delà de ses effets cliniques, la DMLA représente un fardeau personnel et sociétal important. La perte de vision peut accroître le risque de chutes, limiter la participation sociale et nuire au bien-être mental. Des facteurs tels que le revenu, le lieu de résidence et l’accès aux services de soins oculaires peuvent également influencer le moment du diagnostic et l’efficacité du traitement, soulignant l’importance d’un accès équitable aux soins.
La SCO encourage les Canadiens à discuter avec leur professionnel des soins oculaires de leur risque de DMLA, des options de traitement disponibles et de la fréquence des examens complets de la vue.
Source : Société canadienne d’ophtalmologie
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