Des chercheuses font progresser la santé visuelle à l’occasion de la Journée internationale des femmes
jeudi, mars 12 2026 | 10 h 15 min | Nouvelles
À l’occasion de la Journée internationale des femmes, plusieurs chercheuses en santé visuelle sont mises à l’honneur pour leur contribution à la recherche et à l’amélioration des traitements des maladies oculaires. Malgré leur présence croissante dans le milieu scientifique, les femmes demeurent sous-représentées dans les postes de direction et dans l’accès au financement de la recherche.
Partout au Canada, des scientifiques contribuent à faire avancer les connaissances dans des domaines allant des maladies rétiniennes héréditaires et de la neuroprotection jusqu’aux soins cliniques et à la collaboration en recherche.
À l’Université de l’Alberta, la Dre Brittany Carr étudie le rôle du gène PROM1, essentiel à la santé des photorécepteurs. Les mutations de ce gène sont associées à des maladies rétiniennes héréditaires qui entraînent une perte progressive de la vision. Ses travaux visent à mieux comprendre les mécanismes cellulaires à l’origine de ces maladies et pourraient contribuer au développement futur de thérapies géniques ou régénératives.
À l’Université Laval, la Dre Mélanie Hébert dirige un essai clinique portant sur les stratégies de traitement du décollement de rétine, une urgence médicale pouvant entraîner une perte visuelle importante si elle n’est pas traitée rapidement. Sa recherche évalue différentes approches chirurgicales et cliniques afin d’améliorer la prise en charge des patients.
De son côté, la Dre Lia Huo, à l’Université de Toronto, explore une approche de neuroprotection applicable à différentes formes génétiques de la rétinite pigmentaire, une maladie causée par de nombreuses mutations. Ses travaux utilisent des organoïdes rétiniens humains et un système d’administration par hydrogel à libération lente pour étudier le potentiel protecteur d’une protéine appelée RdCVF, qui pourrait bénéficier à un large éventail de patients.
La recherche sur les mécanismes immunitaires progresse également. La Dre Anne Xuan-Lan Nguyen, affiliée notamment à l’Université de Montréal, à l’Université de Toronto et à l’Université d’Oxford, étudie les voies immunitaires impliquées dans la maladie oculaire thyroïdienne. Ses travaux visent à mieux comprendre les mécanismes menant à la neuropathie optique dysthyroïdienne, une complication grave pouvant entraîner une perte permanente de la vision.
Au-delà de la recherche fondamentale et clinique, la Dre Johane Robitaille, du Centre de santé IWK à Halifax, dirige le site néo-écossais du registre des patients atteints de maladies rétiniennes héréditaires de Vaincre la cécité Canada. Ce registre favorise la collaboration entre chercheurs et cliniciens en recueillant des données de qualité qui soutiennent les études scientifiques et les futurs essais cliniques.





Ensemble, ces chercheuses illustrent l’importance d’une plus grande diversité au sein du leadership scientifique en santé visuelle. Leurs travaux couvrent la science fondamentale, la recherche clinique et les initiatives collaboratives, avec pour objectif commun d’améliorer la compréhension, le traitement et la prévention des maladies oculaires.
Cette initiative mettant en valeur ces chercheuses a été partagée par Vaincre la cécité Canada (Fighting Blindness Canada), organisme qui soutient la recherche sur la vision et les registres de patients à travers le pays.
Source : Fighting Blindness Canada (article en anglais)
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