Le Dr James Wolffsohn se joint à l’Université de Waterloo pour faire avancer la recherche en santé oculaire
vendredi, novembre 6 2026 | 09 h 23 min | Nouvelles

Le Dr James Wolffsohn s’est joint à l’École d’optométrie et des sciences de la vision de l’Université de Waterloo le 1er octobre. Il y occupe la Chaire de recherche du Canada Eddie Goldenberg sur l’innovation en matière de santé.
Originaire du Royaume-Uni, le Dr Wolffsohn prévoit mettre sur pied un programme de recherche qui ira de la découverte à la commercialisation, en passant par la recherche clinique. Des étudiants de Waterloo seront associés à ses travaux à différentes étapes, selon l’annonce de l’Université.
Le programme des Chaires de recherche du Canada Eddie Goldenberg, lancé en décembre 2025 dans le cadre d’un investissement de 1,7 milliard de dollars annoncé dans le budget fédéral de 2025, rend hommage à feu Eddie Goldenberg. Haut fonctionnaire et ancien chef de cabinet du premier ministre Jean Chrétien, M. Goldenberg a contribué, au fil de plusieurs décennies, à façonner le paysage de la recherche et de l’innovation au Canada.
Le Dr Wolffsohn s’intéresse notamment à la mise au point d’outils diagnostiques portables et abordables, à l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) pour détecter les maladies oculaires ainsi qu’à de nouvelles méthodes de prévention et de traitement. Il compte aussi étudier le suivi communautaire de maladies comme la dégénérescence maculaire et la place que pourraient prendre le dépistage mobile et les plateformes numériques dans les soins courants.
Améliorer l’accès aux soins et détecter les maladies plus tôt
Les travaux du Dr Wolffsohn porteront notamment sur les inégalités d’accès aux soins oculaires, la hausse de la myopie chez les enfants, la sécheresse oculaire, les maladies rétiniennes liées à l’âge et les lacunes dans les services offerts aux communautés rurales et éloignées.
Ses recherches chercheront à déterminer dans quelle mesure l’analyse d’images assistée par l’IA peut aider à repérer les maladies oculaires et comment des outils diagnostiques abordables pourraient favoriser leur détection précoce. Il compte également étudier les mécanismes de certaines maladies afin d’éclairer la mise au point de futurs traitements et de technologies pour les lentilles cornéennes et intraoculaires.
Les retombées dépendront de l’avancement de ces travaux et de l’évaluation des approches envisagées. Le Dr Wolffsohn espère qu’ils contribueront à détecter les maladies plus tôt, à mieux adapter les soins aux patients et à réduire la perte de vision évitable.

Waterloo veut rapprocher la recherche de ses applications concrètes
Le Dr Wolffsohn affirme que les ressources de Waterloo en recherche et en commercialisation ont pesé dans sa décision de se joindre à l’Université. Le Waterloo Eye Institute, le bureau de commercialisation et l’équipe des partenariats de recherche pourraient notamment soutenir la validation clinique, les relations avec l’industrie et le prototypage.
Le programme vise à transformer les résultats de recherche en applications concrètes, notamment sous forme d’outils diagnostiques et de plateformes de santé numérique. Selon l’Université, des étudiants en sciences de la santé, en génie et en affaires pourront prendre part à ces travaux.
L’annonce ne précise pas d’échéancier pour la mise au point de technologies ou de programmes cliniques particuliers.
Source : Université de Waterloo
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