Alors que la perspective du
retour à la normale semble moins lointaine, un nouveau sondage réalisé par
CooperVision Canada et par Maru/Blue suggère que la pandémie pourrait avoir généré des
habitudes de vision de près, ce qui, selon les experts, pourrait avoir un
impact sur la santé oculaire des enfants canadiens, notamment sur la myopie.
Selon le sondage, 59 % des
parents canadiens ont rapporté que leurs enfants de moins de 14 ans passaient
plus de temps à faire des activités nécessitant une vision de près comparativement
à avant la pandémie. Parmi eux, 27 % ont même déclaré que ce temps
supplémentaire dépassait les 5 heures par jour, tandis que près de la moitié
(47 %) ont déclaré que leurs enfants passeraient 3 à 4 heures de plus par jour
à des activités en vision rapprochée5. Tandis que la
vision de près a été associée à des incidences plus élevées de développement de
la myopie, les changements dans le mode de vie et la consultation d’écrans
provoqués par la pandémie pourraient poser des problèmes à long terme pour la
santé oculaire des jeunes Canadiens.
«
Depuis le début de la pandémie, les enfants passent plus de temps à l’intérieur
et se fient de plus en plus à leur vision de près pour les activités
quotidiennes, y compris l’apprentissage en ligne, la communication avec les
amis et la famille ainsi que les divertissements. Alors que la pandémie et
cette dépendance à de nombreuses activités en ligne persistent, nous constatons
que ces dernières peuvent contribuer à la fatigue oculaire et favoriser la
myopie. Nous devons veiller à ce que ces nouvelles habitudes en matière de
vision de près ne deviennent pas la nouvelle règle », a déclaré la Dre Debbie Jones,
professeure clinicienne d’optométrie à l’Université de Waterloo et clinicienne
scientifique au Centre for Ocular Research & Education (Centre de recherche
et d’éducation oculaires).
Les
professionnels de la vue recommandent de faire un suivi de la santé oculaire
des enfants à des intervalles réguliers, dès l’âge de six mois, avant qu’ils ne
commencent l’école et chaque année8. Cependant, le sondage a révélé
qu’un peu plus de la moitié (55 %) des parents canadiens font vérifier la vue
de leurs enfants au moins une fois par an. Un autre 20 % ont déclaré avoir fait
vérifier les yeux de leurs enfants à tous les deux ans ou plus, et 24 % n’ont
jamais fait vérifier la vue de leurs enfants.
Comme on pouvait s’y attendre, 42 % des parents canadiens interrogés par Maru/Blue pour CooperVision ont également reconnu que leurs enfants passent moins de temps à l’extérieur qu’avant la pandémie de COVID-19. Les experts estiment que cette situation est préoccupante pour la santé oculaire de ces jeunes et que le manque de temps passé à l’extérieur en raison de la quarantaine est un autre facteur environnemental favorisant la myopie.
« Le corps humain n’a pas été conçu pour que nous utilisions
uniquement notre vision à l’intérieur », a ajouté Dre Jones. « Nous encourageons les gens à passer du
temps à l’extérieur, car il a été démontré que cela a un effet préventif et
peut retarder l’apparition de la myopie4, ce qui devrait être plus facile puisque l’été est là ! ». Le
fait de faire participer les enfants à des activités extérieures qui
n’impliquent pas l’utilisation de leur vision de près, de veiller à ce qu’ils
se tiennent à une distance raisonnable de leurs livres, de leurs tablettes ou
de leurs téléviseurs, et de s’assurer qu’ils font des pauses régulières sont de
bonnes premières mesures à prendre pour contribuer à la prévention des premiers
symptômes. »
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