par Cortney Murchie
Dire
que 2020 devait être l’année de tous les professionnels de la vue!
Présentement, après seulement quatre mois d’entamés, nous savons trop bien que
la COVID-19 a changé nos vies à jamais et nous a plongés dans les limbes.
En
ces temps difficiles, nous avons dû nous adapter et modifier notre pratique.
Certaines cliniques ont même fermé leurs portes et fait affaire uniquement en
ligne, tandis que d’autres sont demeurées ouvertes pour traiter uniquement les
cas urgents.
Personnellement,
je n’avais pas anticipé à quel point la pandémie nous toucherait, nous et notre
industrie. J’espérais que la COVID-19 serait contrôlée aussi rapidement qu’elle
était apparue, même lorsque la tenue des événements d’optique auxquels nous
avions tous hâte d’assister était compromise. MIDO, qui devait se tenir à
Milan, en Italie, sans aucun doute le plus prestigieux des salons professionnels
de la lunetterie à l’échelle internationale, a été le premier à être reporté,
initialement en juillet 2020 et par la suite en février 2021. Malgré cela, je
n’avais toujours pas réalisé les répercussions que la crise aurait aux quatre
coins de la planète.
Ensuite,
le Vision Expo East, qui devait avoir lieu au Javits Center, à New York, où les
professionnels de la vue se réunissent pendant quatre jours pour assister à la
présentation la plus dynamique qui soit en Amérique du Nord des collections de
lunettes, a annoncé officiellement le 3 mars 2020 que l’événement
serait annulé et intégré au Vision Expo West qui se tiendra à Las Vegas,
en septembre. Cette nouvelle a finalement commencé à faire son chemin en moi,
et c’est là que j’ai réalisé que la COVID était là pour de bon et que nous ne
travaillerions plus de la même façon.
Le
Javits Center a depuis été converti en hôpital de campagne pour les personnes
atteintes de la COVID-19 puisque la ville de New York est devenue une zone
chaude pour le coronavirus, ce qui a mis encore plus en perspective le degré auquel
non seulement notre industrie est touchée, mais le monde entier.
Le
11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la Santé a annoncé que la COVID-19 était
officiellement considérée comme une pandémie mondiale.
Ici en Alberta, un état d’urgence sanitaire a été
proclamé le 17 mars 2020 et, peu de temps après, les cliniques
d’optométrie ne restaient ouvertes que pour traiter les cas urgents. Bien que certains
de mes collègues opticiens en Amérique du Nord avaient été confrontés à cette
situation avant moi, rien ne pouvait me préparer à ce que j’allais ressentir. Mes
journées passées à rencontrer des patients pour des ajustements, des
réparations et des sélections de montures allaient se transformer en plus de 30
journées de visionnement de webinaires et de formation continue à la maison. La
camaraderie et les échanges entre collègues et avec mes patients me manquaient.
La COVID-19 a eu de grandes conséquences sur ma vie professionnelle et
personnelle, tout comme pour une grande partie du commun des mortels, et je
puise un certain réconfort dans mes discussions avec mes amis et d’autres
professionnels de la vue lorsque nous abordons ce que la pandémie signifie pour
eux et pour vous.
Au
cours des prochaines semaines, je communiquerai avec des professionnels de la
vue d’un peu partout en Amérique du Nord pour parler de la COVID-19 et des répercussions
qu’elle aura eues ou pourrait avoir sur notre industrie.
Ensemble,
nous sommes plus fort et nous pouvons nous aider à traverser cette pandémie et
à mettre l’accent sur des façons de changer notre méthode de travail au
quotidien.