Une
expérimentation portant initialement sur les propriétés de l’intrication
quantique a mené à la découverte d’un nouvel outil de diagnostic qui pourrait
aider les optométristes à détecter la dégénérescence maculaire plus tôt qu’à
l’habitude.
Les chercheurs de
l’Institut d’informatique quantique (IIQ) de l’Université de Waterloo
voulaient tester la capacité de l’œil humain à percevoir l’une des propriétés
de l’intrication quantique, mais ils ont rapidement constaté que l’outil qu’ils
avaient créé pour mettre leur théorie à l’épreuve pouvait être utilisé
immédiatement dans la pratique.
C’est ainsi que les
chercheurs de l’IIQ se sont associés à leurs pairs de l’École d’optométrie et
des sciences de la vision afin d’utiliser leurs observations pour concevoir une
forme de lumière unique que seuls les individus avec une bonne vision
pourraient voir.
Les personnes dont les
yeux sont en santé peuvent détecter la lumière polarisée sous la forme d’une
tache floue dans leur champ de vision (un phénomène appelé houppe de Haidinger),
mais celles qui souffrent de dégénérescence maculaire n’arrivent pas à la voir.
Partant de ce constat, les
chercheurs ont déduit que les individus les plus à risque de développer la
dégénérescence maculaire auraient une plus grande difficulté à voir et à identifier
les différents types de lumière polarisée. Pour vérifier leur hypothèse, ils
ont mis au point une forme de lumière unique qui possède certaines capacités de
polarisation qu’on ne trouve habituellement pas dans la nature.
À l’aide de cette
technologie quantique, l’équipe de l’École d’optométrie et des sciences de la
vision, dirigée par Andrew Silva, a effectué une expérience auprès de
participants. Tandis qu’une caméra pouvait uniquement détecter une tache
lorsqu’elle fixait la lumière, la majorité des participants pouvait non
seulement distinguer les types de lumières filtrés par la macula saine de leur
œil, mais y réagir.
Forte de ces constatations,
l’équipe travaille actuellement à la fabrication d’un microscope à éclairage
structuré qui permettra aux optométristes d’observer et d’analyser les
processus physiologiques des yeux, plus particulièrement chez les patients
atteints de dégénérescence maculaire.
L’objectif des
chercheurs est d’étudier la capacité d’utiliser ce test pour déceler la maladie
plus tôt que ce que permettent les tests actuels.
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