Selon une vaste étude du Kellogg Eye Center de l’Université du Michigan,
l’incidence du zona ophtalmique (HZO) a triplé et est passée à 30,1 cas pour
100 000 personnes en 2016 comparativement à 9,4 cas pour 100 000
personnes en 2004. Les conclusions ont été présentées en mai à l’assemblée
annuelle de l’Association for Research in Vision and Ophthalmology, qui se
tenait à Vancouver.
Le zona, une réactivation du virus varicelle-zona, responsable de la
varicelle, affectera environ 30 pour cent des Canadiens. Les symptômes : éruptions
cutanées rouges accompagnées de douleur névralgique aiguë. Chaque année, on
compte près de 130 000 nouveaux cas de zona au Canada. Et ce nombre ne
cesse d’augmenter. Près de 13 pour cent des patients développent une algie
post-zostérienne, une complication qui touche les fibres nerveuses et qui provoque
une sensation de brûlure qui perdure dans la région longtemps après la
disparition des éruptions et des vésicules.
L’auteur de l’étude, Nakul Shekhawat, un ophtalmologiste du Kellogg Eye
Center, explique qu’en raison « de la sévérité de la maladie et du potentiel
de complications menaçant la vision », il est important de déterminer
quels sont les patients les plus à risque. La kératite, l’uvéite et
l’épisclérite sont des complications possibles du HZO.
Les adultes âgés de plus de 75 ans ont un taux d’incidence plus élevé
que les adultes plus jeunes avec 53 cas pour 100 000 personnes.
Comparativement aux autres groupes ethniques, les Blancs ont des taux
d’incidence du HZO aussi plus élevés (30,6 cas pour 100 000). Les femmes
sont plus à risque de contracter le zona que les hommes.
Un vaccin contre le zona, efficace à 97 pour cent chez les adultes ayant
entre 50 et 69 ans et à 91 pour cent pour ceux de 70 ans et plus, est offert au
Canada. Il est efficace même chez les gens qui n’ont jamais contracté la
varicelle.
« Les patients plus âgés courent de loin un plus grand risque de contracter
le zona, ce qui souligne l’importance de vacciner les adultes plus vieux contre
la maladie », explique le Dr Shekhawat.