Dans
cet article, Jean-François Venne, collaborateur du magazine Optik présente un
nouveau modèle d’affaires, la combinaison des soins de la vue et de l’œil avec les solutions auditives. Voici
l’histoire de trois détaillants.
Cet
agencement est devenu omniprésent dans certains pays d’Europe, notamment depuis
la création de la maison Acuitis. On retrouve
rapidement des dizaines de franchisés en France et la marque s’installe également
au Royaume-Uni, en Italie et même au Canada, où Sevan Kechichian a fondé la
première boutique Acuitis en 2017, à Laval.
Cette dernière a fermé ses portes en juillet 2019 (Acuitis a
toujours une boutique à Saint-Bruno). M. Kechichian n’a pas renoncé. Il a lancé
en novembre 2019, toujours à Laval, sa propre enseigne : Lunetis & Acoustis.
Il soutient qu’au Québec, contrairement à la France, les patients commencent à
utiliser des appareils auditifs très tard dans leur vie, souvent vers la fin de
la soixantaine. Toutes les personnes qui viennent pour l’optométrie se font
présenter les services Acoustis et reçoivent de l’information sur l’importance
des examens d’audition.
Lorsqu’il a obtenu son permis d’opticien en 2005, Jason Cheema,
propriétaire de JC Optical and Hearing, en Colombie-Britannique, savait déjà
qu’il voulait ouvrir sa propre boutique. Mais très rapidement, il s’est posé la
question de la différenciation. Un collègue lui parle alors d’un programme
d’audioprothésiste. Il décide de s’y inscrire, afin d’obtenir son permis et de
pouvoir offrir les deux services. En 2015, il fonde JC Optical and Hearing à
Surrey. Le fait de proposer les deux services augmente l’achalandage dans la
boutique. Non seulement certains patients des services optiques peuvent devenir
des clients des services d’audition et vice-versa, mais il arrive régulièrement
que des gens venus pour des soins visuels recommandent de nouveaux clients pour
les services d’audition.
Si l’établissement de ce type de modèle d’affaires reste
relativement simple dans les autres provinces, ce n’est pas nécessairement le
cas au Québec. En effet, quatre corps professionnels s’y partagent les actes
liés à l’optique et à l’audition : les opticiens d’ordonnances, les optométristes,
les audiologistes et les audioprothésistes. Chacun est régi par un ordre
professionnel, dont la mission principale consiste à veiller à la sécurité du
public.
« Cela nous a un peu ralentis au début », admet Benjamin Blaise, directeur
du développement au Québec pour Optical Center. Cette marque fondée en France
en 1991 s’est ouvert à l’audition en 2008. Elle compte plus de 500 magasins
dans le monde. Optical Center a d’abord ouvert des boutiques purement optiques
lors de son arrivée au Québec en 2017, afin de prendre le temps de bien
comprendre les codes de déontologie des différents ordres professionnels et de s’assurer
de pratiquer dans les règles.
L’entreprise
tient maintenant trois boutiques dans la région de Montréal, mais a des plans
d’expansion.
Découvrez quelles compagnies planifient prendre de l’expansion et
plus encore dans le numéro de Juin-Juillet du magazine Optik.
Vous pouvez lire l’article complet de Jean-François Venne en cliquant ICI.